musiQC numériQC

Luc

  • Le profil de Luc a été mis à jour il y a 5 ans et 2 mois

  • Il y a du beau matériel par ici… Les gants de Imogen Heap sont un super concept futuriste, que beaucoup ont rêvé dans les 80’s au travers de clips et films (Blade Runner et Tron, excellents….). En espérant que l’on sera tous connectés un jour pour une immense danse dans la fosse 🙂

  • Le marché de la musique de publicité est très spécifique. En tant qu’artiste, si l’on souhaite avoir ses œuvres diffusées sur ce marché, ce n’est pas un processus simple. L’aspect d’entrepreneur est très marqué: […]

  • Luc a écrit un nouvel article, Le socio-financement il y a 6 ans et 8 mois

    On parle beaucoup de ce concept dans les industries créatives. La première plateforme qui a fait connaître le socio-financement est Kickstarter aux États-Unis. Depuis, de nombreuses plateformes ont été lancé […]

    • Merci pour l’article Luc !

      Comme tout projet, les résultats n’arrivent pas par magie ou par chance! Certains pensent qu’il suffit de faire de la bonne musique et d’attendre que ça arrive tout seul.

    • Merci Dom, tu t’es si bien livré, c’est normal, tu nous as tout dit sur ton expérience de bricolage sur Haricot! Un gros bravo à toi pour ta réussite, tu as bien mené ton projet de socio-financement…

      J’ai beaucoup aimé la soirée musiQCamp qui a inspiré cet article!! Entre temps, j’ai découvert une autre plate-forme québécoise qui a dû ouvrir récemment : Yoyomolo. Elle donne des petits trucs sympas sur une page bien présentée!

  • Merci à l’auteur de cet article: Danilo C. Dantas, professeur de marketing à HEC Montréal (sur Twitter: @olinaddantas)

    Le 1er décembre dernier j’ai eu le plaisir d’animer une soirée (merci @JustinMa […]

    • Merci pour l’article Danilo !

      Le marketing est l’aspect le plus créatif du processus de mise en marché ! Un bon début pour réconcilier l’artiste l’aspect commercial de sa carrière selon moi.

  • VignetteMisagh Shakiri est développeur et passionné de musique. Hoppening est né à Paris suite au constat que beaucoup de petits événements sont très mal référencés sur le web. On trouve généralement de l’information, […]

    • Un super concept! Je l’ai testé sur un de mes blogues : http://www.ziknblog.com
      (je sais, il va falloir que je le mette à jour)!

    • Excellente idée et beau rendu graphique! Il y a certainement des ponts à créer avec musicbrainz.org dont le fondateur est maintenant établi à Barcelone. Chez TGiT nous allons garder un oeil ouvert sur le projet. Au plaisir.

    • Merci pour vos commentaires ZeBoSS et @youyou

      J’aime beaucoup ce projet et j’espère qu’il va aller loin loin!

    • Ce site français est-il seulement disponible en anglais?

    • Bonjour Julien,

      Je te remercie pour ta réponse. J’ai bien hâte de voir le site en français. Pour ma part, je considère que c’est le rôle des développeurs non-anglophones de préserver la diversité linguistique, devant la force d’attraction croissante de l’anglais ou point de vue artistique, culturel, sportif et technologique. J’espère que vous serez de ceux-là. : -)

  • Ce mois-ci, c’est Misagh Shakeri,de Hoppening, qui animera le musiQCamp. Hoppening est un service de publication d’agenda de concert pour les blogueurs et les journalistes musicaux.

    Ces derniers rencontrent […]

  • VignetteLa conférence d’Octobre a été animée par Etienne Tremblay, expliquant les grands concepts du home-studio. Ainsi que son rôle dans des nouveaux processus de production démocratisés et liés aux nouvelles […]

    • Merci Lucas pour cet article faisant suite à la belle soirée que nous avons passée!! Ce que je trouve génial avec ce type de rencontre, c’est que ce n’est pas unilatéral dans le sens où seulement le conférencier s’exprime.

      Tout le monde partage ses connaissances comme Matteo qui nous rappelait l’importance de la qualité d’enregistrement suivant une chaine en 3 étapes principales :
      1) La musique
      2) L’interprète
      3) l’instrument

      Seulement par la suite on prendra en compte :
      – L’acoustique
      – Le choix du micro et son positionnement
      – Le dialogue avec l’artiste (gestion psychologique très importante dans ce métier)

      Pour finalement attaquer le travail de mixage/post production. Le mixage aidera mais ne fera généralement pas de miracle si les premières étapes sont un échec.

      Je crois que c’est Rémi qui apparente le home-studio à un appareil didactique.

      JP apportait son point sur l’importance de l’acoustique de la pièce…

      Sans oublier les « leçons de vie » de Michel : La lacune, c’est ce que tu ne veux pas voir comme étant ta force, et pourtant…!

      Bref, une soirée comme je les aime où le partage est de mise!

  • VignetteDans un environnement musical relié au web 2.0, on trouve beaucoup de musique sur Youtube, les plateformes de streaming etc. Il n’est pas toujours simple de découvrir de la musique sur le web via ces canaux qui […]

  • Pourquoi et comment le home studio remplace-t-il ou ne remplace-t-il pas les studios d’enregistrement?
    Connu de la scène musicale indépendante depuis plusieurs années en tant que directeur technique du Studio CME […]

  • Le musiQCamp du mois de mai a été présenté par Dave Cool et David Dufresne, respectivement directeur des relations artistes et CEO de Bandzoogle à Montréal. Qu’est-ce que Bandzoogle? Une plate-forme en ligne qui permet à tout artiste de se construire un site web complet et professionnel, sans avoir besoin de connaissances en informatique et codages spécifiques. Sont aussi intégrés des outils marketing et statistiques dans un but d’optimiser sa présence web.

    Plus précisément, la rencontre portait sur les dernières tendances et meilleures pratiques concernant la présence web des artistes. L’évolution du numérique, si elle entraîne des innovations et des nouveaux modèles, est reliée à un grand nombre d’outils disponibles. Le souci éventuel est qu’il y en a beaucoup (trop?), en comparaison au temps qu’un artiste peut y consacrer. Il est donc important de cibler lesquels ont le plus de pertinence.
    Le manque d’attention des internautes
    Aujourd’hui, notre société souffre d’un manque d’attention. Les multiples opportunités font que l’on « change » facilement : de téléphone, dans ses relations personnelles, dans la musique que l’on écoute etc. L’idée développée lors de la rencontre est que le centre névralgique du « business » d’un artiste devrait être son site Internet : un point d’ancrage pour le fan et une vitrine.

    Un exemple intéressant : le fait de laisser son adresse courriel sur un site pour s’abonner à l’infolettre. Cela a beaucoup plus de valeur qu’un suivi Twitter ou Facebook. L’impact serait de 5 à 10 fois plus fort selon David Dufresne. Les 8000 amis Myspace d’il y a 5 ans ne valent plus rien aujourd’hui et il risque d’en être de même pour les réseaux sociaux du moment, qui seront un jour remplacés par d’autres malgré certains monopoles. Dans l’environnement numérique rien n’est sûr au vu de la vitesse d’innovation. Si un réseau social n’a plus la cote, il faut recommencer à construire une communauté sur un autre plus tendance, ce qui représente un long travail de fidélisation (et du temps sur la partie artistique!).

    Prenons le cas Facebook : l’information est noyée parmi tant d’autres. Lorsqu’un message est posté, un autre l’est en même temps et l’attention du fan peut-être dirigée ailleurs. On notera que s’il n’est pas possible de trouver le site web d’un artiste, on peut légitimement se poser la question si le groupe existe encore! Un site web est synonyme de crédibilité.

    Attention, nous ne dénigrons pas Youtube, Facebook, Twitter et autres services. Ces outils sont un supplément indispensable (et une continuité) pour attirer le public sur le site web de l’artiste.

    L'importance d'un site web pour un musicien

    Schéma présenté par David Dufresne lors du musiQCamp


    L’importance du site web artiste
    Un site internet lié à un nom de domaine est valable à vie tant qu’il est renouvelé. Il faut penser référencement : quand on tape le nom de l’artiste sur Google ou autre, il est important d’apparaître premier dans les résultats de recherche. Avoir un site bien établi, c’est donc augmenter les chances d’être visible lors des recherches Internet.

    Une personne qui visite un site peut se concentrer uniquement sur l’artiste en question, sans être « polluée » par des informations impromptues. Les internautes sont à un clic de l’abonnement à l’infolettre ou de visiter la boutique (albums, merchandising etc.) Important : les statistiques fournies pour un site web, via par exemple Google Analytics, révèlent des informations que les réseaux sociaux ne peuvent fournir : (ex : quels mots-clés ont été tapé, quels supports sont utilisés pour accéder au site, qui sont les principaux référents etc.). Plutôt utile pour une vision à long terme et pour optimiser sa présence web.
    Industrie de la musique, environnement numérique et fans
    L’industrie musicale « traditionnelle » était axée sur la vente de disques avec de petites marges pour les artistes. Il fallait en vendre beaucoup. Tout était basé sur le volume. Les tournées étaient lancées pour promouvoir un album, dans un but purement mercantile. Internet et les nouvelles technologies ont ouvert des possibilités à beaucoup d’artistes : musique moins chère à produire, plus simple à enregistrer, plus accessible, avec une qualité sonore correcte pour un prix accessible=démocratisation des technologies d’enregistrement!

    Actuellement la tendance s’est inversée : la musique est un support pour faire la promotion des tournées. C’est à dire qu’un concert est un moment présent qui entraîne une « rareté » recherchée par les fans. On se fixe sur la qualité des fans qui sont des partenaires. Ils ne se limitent plus à acheter un album et ne sont plus de simples « clients ». La tendance est à l’interaction avec eux. Le défi d’un artiste est de se poser la question : comment interagir efficacement avec mes fans pour qu’ils deviennent des partenaires plutôt que juste des consommateurs occasionnels? Le web offre beaucoup de possibilités!

    En savoir plus sur Bandzoogle : http://bandzoogle.com/

    PS: Bandzoogle propose gratuitement un livre blanc en anglais (la version française sera prochainement disponible) pour aider à monter ou améliorer son site internet étape par étape.

    • Les outils pour les artistes sont effectivement très nombreux sur internet. Lorsque l’on cible la pertinence du meilleur outil, c’est souvent un choix personnel en fonction de ses habitudes d’utilisation. Il faut être à l’aise avec l’outil car on s’en servira souvent… On peut en faire tellement avec internet qu’il faut garder en tête ce qui est le plus important, ce que les fans ont besoin!

      Concernant la perte de communauté suite à un réseau social devenu impopulaire, cela peut être vraiment dommageable! Réfléchissez-y à deux fois!

      En tout cas, si aujourd’hui, les artistes font moins d’argent, il y en a plus qui en font! Le fait de se diriger de plus en plus vers la qualité de l’interaction devient un défi véritable pour l’artiste!

    • Merci Lucas pour l’article !

      Un aspect très intéressant qu’un site web détiens comparé aux services gratuit (youtube, Bandcamp, etc.) , est la personnalisation à l’infinie : l’image devient de plus en plus importante pour vendre la musique.

  • Salut Marianne, la segmentation est l’un des points principaux qui est ressorti de la conférence: l’idée est de créer sa communauté de fan, de bien la connaître, de la maintenir et de la faire participer à son univers artistique. Ce qui fait que le cas du Grateful Dead est très intéressant. Un groupe qui a su « communier » avec son public, en prop…En afficher davantage

  • Jérémi et Illustration du profil de LucLuc sont en contact il y a 7 ans et 5 mois

  • C’est lors de l’apparition du CD que le phénomène de « guerre du son », aussi appelé “guerre du volume” (Loudness War), a pris toute son ampleur. Qu’est-ce que c’est? « La recherche d’un volume compétitif sur les enregistrements populaires modernes s’obtient par une compression dynamique sonore excessive et une surenchère des fréquences médianes au mastering pour augmenter la sensation subjective de volume sonore des musiques lors de leur diffusion. »

    Pourquoi les fréquences médianes? Car l’oreille interne entend mieux ce type de fréquence. C’est donc l’analogie que l’on peut faire avec le CD, puisque c’est à cette époque que s’est énormément « commercialisée » la musique, avec l’apparition de beaucoup de productions pop FM dédiées à la radio.La guerre du son, entre technique et réalité commerciale

    Spécialiste en mixage et mastering d’album, Jean-Philippe Villemure nous a présenté, lors de la dernière soirée mensuelle du musiQCamp, l’origine du phénomène et les bases psycho-acoustiques qui le sous-tendent… Tout en expliquant que ce processus très commun a comme conséquence la dégradation de la qualité sonore de la musique. Un sujet technique ce mois-ci à MusiQCnumériQC que Jean-Philipe a « vulgarisé » au mieux.

    Quelques détails techniques

    Rappelons que le mastering est la dernière étape de production d’une œuvre, effectué juste après le mixage de la prise de son. Le mixage est l’ensemble des processus de changement de timbre (équalisation) et de dynamique (compression audio) sur chaque piste audio (instruments, voix…). Le mastering est le même processus sur le morceau entier. La frontière entre mixage et mastering n’est pas si éloignée.

    A ne pas confondre :

    La compression de données audio et la compression dynamique audio (qui est le cœur du sujet de « La guerre du son »). La compression de données audio a pour but de réduire la taille d’un fichier audio afin de répondre au besoin de bande passante et de la taille de stockage de fichiers (source Wikipedia). C’est le cas du MP3 et de beaucoup de formats Internet. Par exemple, l’algorithme du MP3 dégrade certains éléments et en fait « monter » d’autres, le tout étant plus compressé.

    La compression audio aussi appelée DRC (Dynamic Range Compression) permet de réduire la dynamique du signal. Qu’est-ce que la dynamique, selon ce très bon article d’Audiofanzine :

    « – La dynamique d’un instrument (en décibels), ou plus généralement d’un son, correspond au niveau de la crête maximale que l’instrument est capable de générer. C’est ce que nous appellerons le niveau sonore…

    – La dynamique d’un support d’enregistrement correspond à l’écart entre le niveau de la crête maximale que ce support peut enregistrer et le niveau correspondant à l’absence de signal en entrée du support… Par exemple, si vous enregistrez un instrument sur une cassette analogique, le simple fait d’utiliser ce support vous impose d’avoir constamment un bruit de fond. Vous ne pourrez pas enregistrer un son d’un niveau plus faible que ce bruit de fond, puisque ce dernier recouvrira le signal utile. A contrario, au delà d’un certain niveau en entrée, l’enregistrement saturera, c’est à dire que les niveaux enregistrés correspondront à cette valeur maximale enregistrable par le support… »

    Le graphique représente le taux de compression de groupes célèbres : sur l’axe horizontal la dynamique sonore, et sur l’axe verticale le volume sonore. Metallica arrive en tête de la compression pour l’album « Death Magnetic »: tellement élevée que les fans ont fait une pétition pour un remixage de l’album!

    guerre-du-son-musiqc-numeriqc

    « La guerre du son » dans la musique contemporaine

     – Un simple exemple : il suffit d’écouter la différence entre un film entrecoupé par des pubs. Le volume sonore n’est pas le même. La pub a tendance à être très forte, souvent masterisée de manière à ce que la voix ressorte plus. Jean-Philipe nous a fait un test en direct. Nous avons écouté Can, groupe de rock expérimental allemand des 70’s, à un certain volume. Par la suite, nous avons écouté un groupe pop FM 80’s, calibré pour la radio, toujours au même volume. Il ressort que l’on entend beaucoup plus les subtilités et les variations sur Can. Pour le groupe pop, la batterie est noyée dans le son, et la voix est mise en avant : c’est plutôt logique, car pour la plupart des gens la voix est ce que l’on écoute le plus dans un morceau.

    A l’écoute de cette vidéo, on comprend mieux le concept de guerre du son :


    – Nous observons actuellement un retour au vinyle, une envie d’avoir l’objet en main propre, dans un contexte de musique dématérialisée. Effet de mode? Le son du vinyle est réellement plus « chaud », « plus rond ». Pourtant plus l’aiguille arrive vers le centre (vers la fin) moins il y a de dynamique; et le son faible est mélangé avec un bruit de fond de crépitement. Dans le domaine de la musique classique, ceci était un problème : la fin d’une face est souvent un crescendo, ce qui s’adapte mal avec une perte de dynamique. L’arrivée du CD a donc satisfait au mieux les amateurs de classique car tous les champs dynamiques étaient bien reproduit, sans bruits de fond. Le CD a un meilleur sceptre de fréquence que le vinyle. Bien que souvent critiqué, le CD n’en est pas moins mauvais : c’est souvent l’utilisation qu’on en fait qui est critiquable.
    – Les remasters? Simplement un appui marketing pour la vente : le volume est généralement augmenté, mais cela n’apporte pas grand chose à l’écoute selon Jean-Philippe.

    – Studio ou home-studio? Le home-studio a démocratisé l’accès à l’enregistrement avec des prix de moins en moins élevés et des interfaces simples. Dans un « vrai » studio, avec une tierce personne, on peut voir plus loin. Cette personne peut être (doit être) un membre du groupe à part entière suivant son expérience de travail et ses connaissances techniques. Il peut même travailler sur les clips (au niveau son), étant donné qu’il est déjà imprégné de l’univers du groupe.

    Conclusion

    Avec la réduction de la dynamique sonore, nous sommes à nous questionner sur la nécessité de l’émergence d’un nouveau monde « post guerre du son ». Vous êtes invité à en débattre ici-même dans les commentaires!

    Finalement, quand on est artiste, cela semble compliqué selon le contexte et le degré de développement : Doit-on garder son propre son ou « s’assouplir » et « s’adapter » pour peut être viser une cible plus large? Un très vieux débat, au cœur de la guerre du son…

    Crédit photo à la une: Philip meisner/Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0 

  • Pretty Lights et les bundles chez BitTorrentLe site musiQC numériQC a permis de mettre en relation deux personnes qui travaillent aujourd’hui sur un projet de recherche mixant musique et marketing : Danilo C. Dantas, professeur de marketing spécialiste des bases de données (et accessoirement passionné de musique), ainsi que Marc-André Laporte, expert en marketing musical.
    Le cas de Pretty Lights
    Nos deux « associés » ont présenté le cas Pretty Lights. Il s’agit du nom de scène de Derek Vincent Smith, artiste utilisant beaucoup les samples, et qui a été propulsé sur le devant de la scène grâce à Internet et une stratégie bien pensée en amont.

    Résumé très rapide :

    2006/2008 : sa carrière musicale commence sur le principe où il donne sa musique
    2010 : il crée sa propre maison de production
    2011 : utilisation des bundles via BitTorrent
    2014 : nomination au Grammy Awards pour son quatrième album

    Appréciez ce documentaire anglophone pour en savoir plus sur la création de son dernier album :

    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=C402fprLRDw%5D
    Le concept BitTorrent
    BitTorrent est un protocole de communication, de transfert et de partage de fichiers en pair à pair sur Internet qui fonctionne sur la base d’un logiciel créé par BitTorrent, Inc. société californienne. En 2012, il y avait 150 Millions d’utilisateurs.
    Les bundles
    Le bundle peut être considéré comme une offre groupée, un paquetage promotionnel, un ensemble de produits avec une valeur ajoutée. Pretty Lights, en partenariat avec BitTorrent Inc, a mis en ligne un torrent zip contenant :
    3 EP + une pièce inédite du prochain album + une prestation de l’artiste en vidéo, mis en valeur sur le site BitTorrent dédié à la musique.

    Logique du Bundle : Offrir gratuitement une partie d’un produit et laisser l’autre partie verrouillée. La contre-partie pour déverrouiller est de donner son adresse courriel (ou de l’argent).

    Objectif du Bundle : La notoriété, augmenter et fidéliser son audience, avoir une flexibilité en proposant plusieurs concepts innovants de contenus.

    Objectif de Pretty Lights : Se vendre en tant que « performer » pour se faire connaître en dehors des États-Unis. L’album sera également gratuit en mp3 sur le site de l’artiste tout en ayant une sortie physique traditionnelle.

    Résultat de Pretty Lights : 4 Millions de téléchargements en deux mois, + de 60.000 abonnés à la liste d’envoi (abonnement volontaire sans aucune obligation), + 30.000 fans sur Facebook, augmentation de 700% du trafic sur le site.
    Réflexion #1
    Si le produit n’est pas bon à la base, ça ne fonctionnera pas. « Mais ce qui n’est pas bon pour moi l’est peut être pour toi ». Tout est donc une question de segmentation. Il faut alors chercher à comprendre à qui s’adresse la musique, à qui elle va plaire, quel segment de la population y sera sensible.
    Réflexion #2
    Le concept des 4 P dans la musique : Produit, Prix, Promotion et distribution (Place). Les 4P aident à visualiser tous les aspects de son plan marketing pour mieux trouver sa cible, et ainsi la développer. Vendre sa musique? La donner? Comment engranger des revenus? Comment se connecter avec les fans? Comment aller les chercher? Faut-il utiliser des intermédiaires? etc.

    La valeur de la musique : Si la valeur n’est plus la musique à travers le mp3, il faut alors trouver quelque chose d’unique. On pense principalement au concert. Selon Marc-André, la valeur est éphémère. Un concert puis c’est terminé. « Tu ne remplaceras pas l’expérience du moment ». Les artistes connus ont la chance de pouvoir créer des concerts surprises où seulement leurs fans les plus fidèles seront présents. Cela crée un véritable engouement car ils se sentent privilégiés.

    Donner (ou plutôt échanger) sa musique permet de connaître d’avantage sa « clientèle », et aide à répondre aux questions suivantes : où sont-ils et qui sont-ils? Cela permet d’avoir de l’interaction afin de proposer quelque chose qui a de la valeur, et aussi de bâtir une relation avec les fans pour construire une communauté.

    Deux étapes importantes à retenir :
    1) La conquête
    2) La fidélisation

    Ceux qui travaillent bien leur fidélisation entraînent de nouvelles conquêtes. L’artiste doit affirmer sa différence pour se démarquer et attirer l’attention. Nous sommes dans une économie de l’attention. Il faut alors trouver ce qui a de la valeur pour son public, ce dont il a besoin et ce qu’il aime. Il est ensuite nécessaire de segmenter ce public.

    Qu’est-ce qui a fait le coup de force de Pretty Lights? Le déclenchement est certainement du au fait qu’il a mis en place une action officielle avec BitTorrent, mise en avant sur le site de la société. C’est le succès du téléchargement qui a entraîné le reste. Est-ce que sans ce partenariat, le résultat aurait été le même? Sûrement que non. Est-ce que, si tout ceci avait été fait avec un autre artiste, le résultat aurait été le même? On ne peut le savoir, car Pretty Lights a su trouver son audience.

    Merci à tous pour cette magnifique soirée de partage!

    • Salut Marianne, la segmentation est l’un des points principaux qui est ressorti de la conférence: l’idée est de créer sa communauté de fan, de bien la connaître, de la maintenir et de la faire participer à son univers artistique. Ce qui fait que le cas du Grateful Dead est très intéressant. Un groupe qui a su « communier » avec son public, en proposant un concept vraiment différenciateur pour l’époque. Il est recommandé de lire cet article sur le sujet: http://www.musicmug.fr/grateful-dead-marketing-et-fans/

      Aujourd’hui, connaître son public (mécanismes sociaux, pour reprendre tes termes) couplé à des outils technologiques met des cartes entre les mains d’un artiste qui veut se développer à contre-courant du schéma « classique » de l’industrie musicale. Il ne faut pas oublier que la qualité de la musique reste la chose la plus importante, en sachant que beaucoup d’excellents artistes ne sont jamais découverts sur le web. D’où le défi. La suite d’une segmentation réussie est la fidélisation: le Grateful Dead a existé 30 ans, et sa communauté est encore très active.

  • Luc a modifié l’image de son profil il y a 7 ans et 6 mois

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  • Sincever et Illustration du profil de LucLuc sont en contact il y a 7 ans et 6 mois

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