musiQC numériQC

Activité

  • Dareczek Zielinsky a modifié l’image de son profil il y a 7 ans et 4 mois

  • Le musiQCamp du mois de mai a été présenté par Dave Cool et David Dufresne, respectivement directeur des relations artistes et CEO de Bandzoogle à Montréal. Qu’est-ce que Bandzoogle? Une plate-forme en ligne qui permet à tout artiste de se construire un site web complet et professionnel, sans avoir besoin de connaissances en informatique et codages spécifiques. Sont aussi intégrés des outils marketing et statistiques dans un but d’optimiser sa présence web.

    Plus précisément, la rencontre portait sur les dernières tendances et meilleures pratiques concernant la présence web des artistes. L’évolution du numérique, si elle entraîne des innovations et des nouveaux modèles, est reliée à un grand nombre d’outils disponibles. Le souci éventuel est qu’il y en a beaucoup (trop?), en comparaison au temps qu’un artiste peut y consacrer. Il est donc important de cibler lesquels ont le plus de pertinence.
    Le manque d’attention des internautes
    Aujourd’hui, notre société souffre d’un manque d’attention. Les multiples opportunités font que l’on « change » facilement : de téléphone, dans ses relations personnelles, dans la musique que l’on écoute etc. L’idée développée lors de la rencontre est que le centre névralgique du « business » d’un artiste devrait être son site Internet : un point d’ancrage pour le fan et une vitrine.

    Un exemple intéressant : le fait de laisser son adresse courriel sur un site pour s’abonner à l’infolettre. Cela a beaucoup plus de valeur qu’un suivi Twitter ou Facebook. L’impact serait de 5 à 10 fois plus fort selon David Dufresne. Les 8000 amis Myspace d’il y a 5 ans ne valent plus rien aujourd’hui et il risque d’en être de même pour les réseaux sociaux du moment, qui seront un jour remplacés par d’autres malgré certains monopoles. Dans l’environnement numérique rien n’est sûr au vu de la vitesse d’innovation. Si un réseau social n’a plus la cote, il faut recommencer à construire une communauté sur un autre plus tendance, ce qui représente un long travail de fidélisation (et du temps sur la partie artistique!).

    Prenons le cas Facebook : l’information est noyée parmi tant d’autres. Lorsqu’un message est posté, un autre l’est en même temps et l’attention du fan peut-être dirigée ailleurs. On notera que s’il n’est pas possible de trouver le site web d’un artiste, on peut légitimement se poser la question si le groupe existe encore! Un site web est synonyme de crédibilité.

    Attention, nous ne dénigrons pas Youtube, Facebook, Twitter et autres services. Ces outils sont un supplément indispensable (et une continuité) pour attirer le public sur le site web de l’artiste.

    L'importance d'un site web pour un musicien

    Schéma présenté par David Dufresne lors du musiQCamp


    L’importance du site web artiste
    Un site internet lié à un nom de domaine est valable à vie tant qu’il est renouvelé. Il faut penser référencement : quand on tape le nom de l’artiste sur Google ou autre, il est important d’apparaître premier dans les résultats de recherche. Avoir un site bien établi, c’est donc augmenter les chances d’être visible lors des recherches Internet.

    Une personne qui visite un site peut se concentrer uniquement sur l’artiste en question, sans être « polluée » par des informations impromptues. Les internautes sont à un clic de l’abonnement à l’infolettre ou de visiter la boutique (albums, merchandising etc.) Important : les statistiques fournies pour un site web, via par exemple Google Analytics, révèlent des informations que les réseaux sociaux ne peuvent fournir : (ex : quels mots-clés ont été tapé, quels supports sont utilisés pour accéder au site, qui sont les principaux référents etc.). Plutôt utile pour une vision à long terme et pour optimiser sa présence web.
    Industrie de la musique, environnement numérique et fans
    L’industrie musicale « traditionnelle » était axée sur la vente de disques avec de petites marges pour les artistes. Il fallait en vendre beaucoup. Tout était basé sur le volume. Les tournées étaient lancées pour promouvoir un album, dans un but purement mercantile. Internet et les nouvelles technologies ont ouvert des possibilités à beaucoup d’artistes : musique moins chère à produire, plus simple à enregistrer, plus accessible, avec une qualité sonore correcte pour un prix accessible=démocratisation des technologies d’enregistrement!

    Actuellement la tendance s’est inversée : la musique est un support pour faire la promotion des tournées. C’est à dire qu’un concert est un moment présent qui entraîne une « rareté » recherchée par les fans. On se fixe sur la qualité des fans qui sont des partenaires. Ils ne se limitent plus à acheter un album et ne sont plus de simples « clients ». La tendance est à l’interaction avec eux. Le défi d’un artiste est de se poser la question : comment interagir efficacement avec mes fans pour qu’ils deviennent des partenaires plutôt que juste des consommateurs occasionnels? Le web offre beaucoup de possibilités!

    En savoir plus sur Bandzoogle : http://bandzoogle.com/

    PS: Bandzoogle propose gratuitement un livre blanc en anglais (la version française sera prochainement disponible) pour aider à monter ou améliorer son site internet étape par étape.

    • Les outils pour les artistes sont effectivement très nombreux sur internet. Lorsque l’on cible la pertinence du meilleur outil, c’est souvent un choix personnel en fonction de ses habitudes d’utilisation. Il faut être à l’aise avec l’outil car on s’en servira souvent… On peut en faire tellement avec internet qu’il faut garder en tête ce qui est le plus important, ce que les fans ont besoin!

      Concernant la perte de communauté suite à un réseau social devenu impopulaire, cela peut être vraiment dommageable! Réfléchissez-y à deux fois!

      En tout cas, si aujourd’hui, les artistes font moins d’argent, il y en a plus qui en font! Le fait de se diriger de plus en plus vers la qualité de l’interaction devient un défi véritable pour l’artiste!

    • Merci Lucas pour l’article !

      Un aspect très intéressant qu’un site web détiens comparé aux services gratuit (youtube, Bandcamp, etc.) , est la personnalisation à l’infinie : l’image devient de plus en plus importante pour vendre la musique.

  • Op-Ed: Bad copyright rules killed Hadfield’s Space OddityMusique et numérique : quoi de neuf en avril 2014 ?
    Voici un exemple flagrant que le copyright n’est pas forcément là pour promouvoir la créativité et notre accès à la culture et au savoir. L’histoire tout le monde la connaît, Christ Hadfield, le fameux astronaute canadien, avait effectué une reprise de “Space Odity”, fameux morceau de David Bowie, dans l’espace. Une vidéo vite devenue virale mais qui, personne ne le savait, vivait avec une épée de Damoclès au dessus de la tête : les lois du copyright. Effectivement, David Bowie n’avait visiblement offert qu’un an de droit d’utilisation à cette reprise spatiale qui s’est tout simplement vue disparaître (enfin tout du moins dans sa version officielle) de l’Internet. Tristesse… Source

    Google Play Music débarque au Canada
    En bon concurrent de Rdio, Spotify et Deezer, Google Play Music débarque au Canada en ce mois de mai 2014. Avec une offre à 10$ afin d’écouter de la musique de manière illimitée en ligne. Il est bon de noter qu’il permettra aussi à ses utilisateur d’envoyer, sans frais, 20 000 morceaux de sa collection personnelle (histoire de faire gonfler l’intelligence du catalogue chez Google ?) Source

    Musique: le streaming détrône le téléchargement
    C’est la SNEP (Syndicat National de l’édition Phonographique) en France qui le dit, “le modèle du streaming par abonnement trouve son public”. Toujurs selon eux, les services financés par les abonnements (opposé aux services financés par la publicités) représentent désormais 80% des revenus. Plus d’infos dans l’article en source. Source

    Ouverture de CritiqueBrainz
    Nous parlions de Selekter le mois dernier, et bien voilà que l’équipe de MusicBrainz (base de données musicale, collaborative, universelle, librement diffusable d’oeuvres musicales) lance CritiqueBrainz, sa plateforme de critiques musicales sous licences CC qui renvoie évidemment vers sa base de donnée et permet l’écoute de morceau via… Spotify ! Une association qui me surprend beaucoup de la part d’un service à la base libre, et qui pour le coup va en promouvoir un autre extrêmement centralisé (cf dans la revue de presse du mois dernier “Spotify Starts Shutting Down Its Massive P2P Network”). Source

    YouTube ou le chantage aux labels indépendants
    L’organisation Worldwide Independant Network (WIN), qui défend les droits des labels indépendants à travers le monde a envoyé le 21 mai dernier à différentes agences de presse un communiqué dénonçant les pratiques, ou plutôt chantages, de Youtube lorsque ceux-ci doivent se procurer les licences d’exploitation de certaines oeuvres (dans le cadre du lancement de son futur service de streaming payant). Un gros “marche ou crève” de la part de la plateforme de Google et un exemple de plus, que les petits labels et artistes sont les plus malmenés dans cette gigantesque guerre des droits. Plus d’infos en source. Source

    Discover Incredible New Music You’ve Never Heard Using This Interactive Map
    Echonest, qui appartient désormais à Spotify, nous propose une carte composées à partir de 35,581,352 morceaux de musique. Une belle preuve qu’Internet n’a jamais été nuisible à la culture ou à la musique, bien au contraire mais aussi un bon moyen de voir l’envers des algorythmes qui pré-sélectionnent les genres pour vous. Source

    Les licences Creative Commons
    Le Ministère de la Culture et de la Communication français nous propose une capsule de 2 minutes pour découvrir ce que sont les Creative Commons. L’occasion parfaite de parfaire ses connaissances si c’est encore vague pour vous. Source

     

    Pas d’addendum ce mois-ci!
    Par contre, n’oubliez pas notre rencontre musiQCamp du dernier jeudi de chaque mois.

    Et si vous voulez proposer des articles de fond ou qui manqueraient au sein de la revue de presse de ce mois de mai, laissez un commentaire !

  • N’oubliez pas de vous inscrire chaque mois si vous venez à l’événement au http://www.musiQCamp.ca

  • Stefan, sur meetup, nous propose pour un prochain musiQCamp le sujet : High-resolution/High-definition audio
    À suivre!!

  • Jérémi et Illustration du profil de LucLuc sont en contact il y a 7 ans et 7 mois

  • VignetteLe streaming : une technologie connue, incomprise & vouée à disparaître ?
    Presse-citron.net en association avec Clic and Walk ont proposé un sondage à leur audience afin de cerner leurs avis et pratiques sur […]

    • Je ne pense pas que le streaming va disparaitre de si tôt! Je ne savais pas que Spotify utilisait la technologie du P2P… C’est vrai que la musique n’est plus consommée de la même façon et est devenue un produit jetable :Trop de contenu fait en sorte que l’on passe plus vite de l’un à l’autre… Plutôt cool cette Foire Aux Questions de la SPACQ! Les initiatives québécoises sont rares et c’est important d’en parler quand elles existent! La recommandation, qu’elle soit humaine ou informatisée, est indispensable! Je serai au prochain musiQCamp, et toi?

  • C’est lors de l’apparition du CD que le phénomène de « guerre du son », aussi appelé “guerre du volume” (Loudness War), a pris toute son ampleur. Qu’est-ce que c’est? « La recherche d’un volume compétitif sur les enregistrements populaires modernes s’obtient par une compression dynamique sonore excessive et une surenchère des fréquences médianes au mastering pour augmenter la sensation subjective de volume sonore des musiques lors de leur diffusion. »

    Pourquoi les fréquences médianes? Car l’oreille interne entend mieux ce type de fréquence. C’est donc l’analogie que l’on peut faire avec le CD, puisque c’est à cette époque que s’est énormément « commercialisée » la musique, avec l’apparition de beaucoup de productions pop FM dédiées à la radio.La guerre du son, entre technique et réalité commerciale

    Spécialiste en mixage et mastering d’album, Jean-Philippe Villemure nous a présenté, lors de la dernière soirée mensuelle du musiQCamp, l’origine du phénomène et les bases psycho-acoustiques qui le sous-tendent… Tout en expliquant que ce processus très commun a comme conséquence la dégradation de la qualité sonore de la musique. Un sujet technique ce mois-ci à MusiQCnumériQC que Jean-Philipe a « vulgarisé » au mieux.

    Quelques détails techniques

    Rappelons que le mastering est la dernière étape de production d’une œuvre, effectué juste après le mixage de la prise de son. Le mixage est l’ensemble des processus de changement de timbre (équalisation) et de dynamique (compression audio) sur chaque piste audio (instruments, voix…). Le mastering est le même processus sur le morceau entier. La frontière entre mixage et mastering n’est pas si éloignée.

    A ne pas confondre :

    La compression de données audio et la compression dynamique audio (qui est le cœur du sujet de « La guerre du son »). La compression de données audio a pour but de réduire la taille d’un fichier audio afin de répondre au besoin de bande passante et de la taille de stockage de fichiers (source Wikipedia). C’est le cas du MP3 et de beaucoup de formats Internet. Par exemple, l’algorithme du MP3 dégrade certains éléments et en fait « monter » d’autres, le tout étant plus compressé.

    La compression audio aussi appelée DRC (Dynamic Range Compression) permet de réduire la dynamique du signal. Qu’est-ce que la dynamique, selon ce très bon article d’Audiofanzine :

    « – La dynamique d’un instrument (en décibels), ou plus généralement d’un son, correspond au niveau de la crête maximale que l’instrument est capable de générer. C’est ce que nous appellerons le niveau sonore…

    – La dynamique d’un support d’enregistrement correspond à l’écart entre le niveau de la crête maximale que ce support peut enregistrer et le niveau correspondant à l’absence de signal en entrée du support… Par exemple, si vous enregistrez un instrument sur une cassette analogique, le simple fait d’utiliser ce support vous impose d’avoir constamment un bruit de fond. Vous ne pourrez pas enregistrer un son d’un niveau plus faible que ce bruit de fond, puisque ce dernier recouvrira le signal utile. A contrario, au delà d’un certain niveau en entrée, l’enregistrement saturera, c’est à dire que les niveaux enregistrés correspondront à cette valeur maximale enregistrable par le support… »

    Le graphique représente le taux de compression de groupes célèbres : sur l’axe horizontal la dynamique sonore, et sur l’axe verticale le volume sonore. Metallica arrive en tête de la compression pour l’album « Death Magnetic »: tellement élevée que les fans ont fait une pétition pour un remixage de l’album!

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    « La guerre du son » dans la musique contemporaine

     – Un simple exemple : il suffit d’écouter la différence entre un film entrecoupé par des pubs. Le volume sonore n’est pas le même. La pub a tendance à être très forte, souvent masterisée de manière à ce que la voix ressorte plus. Jean-Philipe nous a fait un test en direct. Nous avons écouté Can, groupe de rock expérimental allemand des 70’s, à un certain volume. Par la suite, nous avons écouté un groupe pop FM 80’s, calibré pour la radio, toujours au même volume. Il ressort que l’on entend beaucoup plus les subtilités et les variations sur Can. Pour le groupe pop, la batterie est noyée dans le son, et la voix est mise en avant : c’est plutôt logique, car pour la plupart des gens la voix est ce que l’on écoute le plus dans un morceau.

    A l’écoute de cette vidéo, on comprend mieux le concept de guerre du son :


    – Nous observons actuellement un retour au vinyle, une envie d’avoir l’objet en main propre, dans un contexte de musique dématérialisée. Effet de mode? Le son du vinyle est réellement plus « chaud », « plus rond ». Pourtant plus l’aiguille arrive vers le centre (vers la fin) moins il y a de dynamique; et le son faible est mélangé avec un bruit de fond de crépitement. Dans le domaine de la musique classique, ceci était un problème : la fin d’une face est souvent un crescendo, ce qui s’adapte mal avec une perte de dynamique. L’arrivée du CD a donc satisfait au mieux les amateurs de classique car tous les champs dynamiques étaient bien reproduit, sans bruits de fond. Le CD a un meilleur sceptre de fréquence que le vinyle. Bien que souvent critiqué, le CD n’en est pas moins mauvais : c’est souvent l’utilisation qu’on en fait qui est critiquable.
    – Les remasters? Simplement un appui marketing pour la vente : le volume est généralement augmenté, mais cela n’apporte pas grand chose à l’écoute selon Jean-Philippe.

    – Studio ou home-studio? Le home-studio a démocratisé l’accès à l’enregistrement avec des prix de moins en moins élevés et des interfaces simples. Dans un « vrai » studio, avec une tierce personne, on peut voir plus loin. Cette personne peut être (doit être) un membre du groupe à part entière suivant son expérience de travail et ses connaissances techniques. Il peut même travailler sur les clips (au niveau son), étant donné qu’il est déjà imprégné de l’univers du groupe.

    Conclusion

    Avec la réduction de la dynamique sonore, nous sommes à nous questionner sur la nécessité de l’émergence d’un nouveau monde « post guerre du son ». Vous êtes invité à en débattre ici-même dans les commentaires!

    Finalement, quand on est artiste, cela semble compliqué selon le contexte et le degré de développement : Doit-on garder son propre son ou « s’assouplir » et « s’adapter » pour peut être viser une cible plus large? Un très vieux débat, au cœur de la guerre du son…

    Crédit photo à la une: Philip meisner/Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0 

  • Pretty Lights et les bundles chez BitTorrentLe site musiQC numériQC a permis de mettre en relation deux personnes qui travaillent aujourd’hui sur un projet de recherche mixant musique et marketing : Danilo C. Dantas, professeur de marketing spécialiste des bases de données (et accessoirement passionné de musique), ainsi que Marc-André Laporte, expert en marketing musical.
    Le cas de Pretty Lights
    Nos deux « associés » ont présenté le cas Pretty Lights. Il s’agit du nom de scène de Derek Vincent Smith, artiste utilisant beaucoup les samples, et qui a été propulsé sur le devant de la scène grâce à Internet et une stratégie bien pensée en amont.

    Résumé très rapide :

    2006/2008 : sa carrière musicale commence sur le principe où il donne sa musique
    2010 : il crée sa propre maison de production
    2011 : utilisation des bundles via BitTorrent
    2014 : nomination au Grammy Awards pour son quatrième album

    Appréciez ce documentaire anglophone pour en savoir plus sur la création de son dernier album :

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