musiQC numériQC

MANIFESTES

Montréal, le 4 juin 2012

Le virage numérique au Québec
Secteur musique

Transparence, partage, accessibilité et collaboration : telles sont les valeurs fondamentales et incontournables du Web. À l’ère du numérique, ces valeurs sont omniprésentes et doivent être tenues en compte dans la refonte de notre appareil de soutien de la culture au Québec.

Désormais, pour créer, produire et mettre en marché de la musique au Québec, il faudra comprendre le Web, maîtriser ses outils et s’adapter aux nouveaux modèles et usages qu’impose l’ère numérique. Bien que la tâche soit grande, il est nécessaire que tous les intervenants de l’écosystème musical québécois participent au changement et deviennent des chefs de file, plutôt que des victimes de ce changement.

musiQCnumériQC propose des pistes d’actions concrètes présentées en 6 thématiques distinctes à travers ce lien proposant un document à télécharger, signer et à faire circuler : http://virage.musiqcnumeriqc.ca

Les membres de musiQCnumériQC


Montréal, le 3 juin 2010

Petit manifeste pour un Web musical québécois

Depuis la campagne contre le téléchargement de Distribution Select en 2003 (voir illustration), il ne se passe pas une journée sans que nous constations que la musique québécoise, et l’industrie culturelle qui a à charge son développement, se cherchent une posture en regard des nouvelles technologies. La question sous-tendue est : Comment revoir la relation entre les artistes et le public en tenant compte de l’arrivée d’Internet haute-vitesse? En 2007-2008, les industries québécoises de l’audiovisuel et de l’enregistrement sonore ont engagé près de 100 000$ pour endiguer le phénomène du P2P, prenant alors pour cible Sébastien Brulotte de QuebecTorrent, alors que plus récemment, l’Observatoire de la Culture et des Communications du Québec produisait une étude qui nous apprenait que près de la moitié des produits échangés de cette façon sont en fait des contenus non-disponibles sur le marché commercial. Quant au marché commercial, nous voyons qu’il glisse de plus en plus du côté de Apple et des autres acteurs mondiaux en-ligne pendant que notre Archambault Zik ne fait pas ses frais. Régulièrement, nous entendons des appels épars à se réunir pour discuter.

musiQCnumériQC a été mis sur pied par un groupe spontané de passionnés de la musique et du Web pour qu’enfin l’appel à la discussion autour des enjeux Internet se matérialise. Que l’initiative produise des résultats ou pas – il est encore impossible de le prédire, mais au moins, nous pourrons cesser de rêver dans les airs.

Que l’on évoque l’offre musicale légale en-ligne, les réseaux sociaux, les réseaux distribués, les applications webradios ou les blogues, plusieurs se questionnent quant à l’existence d’un Web spécifiquement québécois, ou même francophone, permettant de relayer au public notre offre spécifique. En clair, l’industrie musicale du Québec est-elle prête à prendre son virage numérique ? Pour nous, cette question mérite autant d’être adressée que toutes les questions qui fuseront au cours des prochains mois autour de la modernisation de la loi canadienne du droit d’auteur. Si nous adhérons à l’idée d’un Web davantage soucieux du droit d’auteur, faut-il que l’offre y soit riche et attrayante. Il faut que cette offre soit représentative de nos goûts et de nos spécificités culturelles.

Chez musiQCnumériQC, nous croyons qu’il existe une masse critique de développeurs et de projets technologiques à la fine pointe des besoins sectoriels, mettant en oeuvre des approches originales et ouvrant vers de nouvelles relations de proximité au sein d’une industrie québécoise de la musique renouvelée. C’est à la rencontre de ces nouveaux joueurs que nous vous convions!

Jean-Robert Bisaillon

14 comments for “MANIFESTES

  1. 4 juin 2010 at 20 h 12 min

    Pas facile d’imaginer des réponses alternatives, indépendantes et aussi respectueuses des artistes que du public. Modestement, depuis maintenant 5 ans, on expérimente ça en France avec le projet CD1D. Vente en ligne, mutualisation de postes et d’expériences entre plus de 180 labels… On tente finalement de profiter de cette fameuse crise pour essayer de faire bouger les choses. Quelques bons contacts ont été pris au Québec récemment par certains de nos salariés voyageurs… ça avance. À quand une vraie internationale musicale et numérique, francophone (entre autres) et indépendante ?
    On aurait aimé être présents pour l’Anti-conférence… À bientôt 😉

    • 4 juin 2010 at 20 h 50 min

      Longue vie à @CD1D ! Nous aurions bien aimé que vous y soyiez. Salutations à jb et toute la bande. Nous voyons ce qui est possible de faire via Skype!!

  2. 5 juin 2010 at 20 h 09 min

    Il me semble en effet que ca fait une éternité que l’on parle et l’on parle du besoin urgent de faire quelquechose, mais on dirait de plus en plus un débat politique… on parle pour bien paraître, mais on change rien en bout de ligne.

    Si tout le monde met un peu du sien lors de ces rencontres, à voir la liste de participants, on devrait voir du changement sur la face du web musical québécois très bientôt! Beau line-up en tout cas!

    Au départ, avec le web, c’est finalement possible d’offrir, de gérer et de proposer le contenu d’après les goûts des internautes plutôt que d’après les budgets publicitaires de distributeurs.

    C’est également possible de garder un oeil sur chaque écoute, chaque action posée par rapport a un groupe de musique donné, que ce soit par les fans, les médias, etc. C’est aussi possible de réunir le tout, d’unir les forces des différents créateurs de contenu et développeurs web d’ici.

    Je ne sais pas pour vous, mais je vois un monde d’opportunités qui sera bénéfique autant pour les internautes que pour les groupes de musique.

    Que l’on prenne notre place ou non, les consommateurs eux, ne cessent de se tourner vers le web. C’est définitivement le temps ou jamais d’agir!

    Un gros merci aux organisateurs de ces rencontres!

  3. 6 juin 2010 at 10 h 49 min

    Lorsque je suis arrivée au Québec en 2002 et que je me suis renseignée sur la façon dont fonctionnait le droit d’auteur (notamment pour le vidéo clip pour le premier point et pour l’audio concernant le deuxième point), voilà ce que l’on m’a répondu quand j’ai posé la question sur les possibilités de diffusion sur le web :

    1) Si vous avez l’autorisation des artistes, nous n’avons aucun problème à vous laisser diffuser ce que les artistes vous permettent.

    2) Lorsque vous montez un projet musical sur le web, vous n’avez, pour le moment, rien à payer concernant le droit d’auteur. Mais si la loi change, vous risquez de devoir payer avec rétro-action, les montants qui auront dû être payés par rapport à la nouvelle façon de rémunérer les artistes qui aura été définie.

    Dans ces conditions, sans savoir le coût que cela peut être, comment voulez-vous monter un projet ?

    La première étape est certainement la mise en place d’une loi précise pour ce qui se passe sur le web au Québec. Et pas une loi ridicule comme celle qui a été proposée dans le passé si on regarde la copie privée…

  4. 7 juin 2010 at 1 h 27 min

    Le gouvernement du Québec estime qu’il ne peut légiférer en matière d’Internet. La mesure de compensation pour copie privée est aussi fédérale (Commission du droit d’auteur). Y a-t-il selon vous un secteur de compétence où le Québec pourrait intervenir? La SODEC aide les producteurs à faire de la promo en-ligne. Autre chose?

  5. 8 juin 2010 at 18 h 28 min

    Pistes de projets collectifs pour un web musical québécois


    (incluant précédents, partenaires possibles ou champs d’application)
    1.1.Portail de streamcasting musical – modèle abandonné RadioLibre (Astral), accueil des modèles Deezer/Spotify/Pandora, partenariat « white label »
    1.2.Widget en français et/ou back-office pour améliorer les ventes numériques (CD1D, Zik)
    1.3.Campagne de promotion de l’offre légale existante ((iTunes, Zik, eMusic)(Carte jeunesse Sarkozy))
    1.4.Initiative de mise en valeur des répertoires locaux, inactifs ou émergents (à valeur commerciale marginale (ex. CACCV)
    1.5.Élaboration d’une typologie des réseaux numériques pour la promotion des projets et artistes (A2F)
    1.6.Portail B2C – réseau social spécialisé grand public (Ecoutez.ca)
    1.7.Portail B2B – réseau social industriel dédié (artfox, musiQCnumeriQC, ADISQ, IRMA (Woffi, IrmaLynx), Artlog)
    1.8.Portail B2B de soutien à l’exportation – réseau social industriel dédié (Bureau export de la musique française, BIS, Montréalités)
    1.9.Portail éducatif et forum d’information sur les pratiques professionnelles (SPACQ, IRMA)
    1.10.Compilations ponctuelles en téléchargement, podcast et/ou écoute à la demande (SPACQ, ANIM)
    1.11.Webzine à caractère éditorial (Zik&Blog, Les frères du son, Donne ta musique, Les paroles s’envolent, Bang Bang, Longueur d’Ondes)
    1.12.Mesures d’accroissement de la présence des répertoires dans les moteurs de recommandation (Rover, Audioscrobbler, Music Genome Project)
    1.13.Procédures de constitution et d’échange des métadonnées (DDEX, MusicBrainz, CDDB)
    1.14.SoundExchange et réciprocité des flux économiques (Sociétés de gestion collective)

    • MP
      8 juin 2010 at 19 h 11 min

      Tu nous en mets du pain sur le planche JR !

    • crystelle chénier
      16 juin 2010 at 19 h 00 min

      J’aimerais savoir pourquoi vous êtes contre la musique numérique au québec ?

      Je voudrais aussi savoir si vous avez consulter des spécialistes du type Guillaume Déziel, Carl Charest et Michelle Blanc ?

      Merci

  6. crystelle chénier
    16 juin 2010 at 19 h 03 min

    Si je reprends les propos de Monsieur Bisaillon: Le gouvernement du Québec estime qu’il ne peut légiférer en matière d’Internet. La mesure de compensation pour copie privée est aussi fédérale (Commission du droit d’auteur). Y a-t-il selon vous un secteur de compétence où le Québec pourrait intervenir? La SODEC aide les producteurs à faire de la promo en-ligne. Autre chose?

    J’aimerais savoir s’il pourrait y avoir une sociét qui aide et qui breche pour la bonne paroisse les artistes.

    Savoir s’il pourrait y avoir un fond pour la musique numérique ?

    Je me demande aussi s’il pourrait y avoir des lois en lien avec le droit d’auteur. Je lance l’idée de crée une pétition et de faire en sorte que le besoin des auteurs-compoteurs interprète soit entendus et écoutés.

    Autre point est-ce possible de voir pour une clé d’encryptage et ou une clé privé comme il a été dernièrement discuté mais avec la possibilité de faire un transfert sur nos ipods ?

    • 18 juin 2010 at 2 h 33 min

      Beaucoup de questions et pas toutes très claires Crystelle.
      Nous somme toutalement POUR la musique numérique sinon ce site n’existerait pas.
      Guillaume est une très bonne connaissance. Quant à Carl et Michelle, sauf le respect que j’ai pour eux, ils ne sont pas spécialistes en musique numérique.
      Il existe des programmes, bien qu’encore perfectibles, à la SODEC et Musicaction pour la musique numérique. Plein d’associations aussi avec des positions plus ou moins éclairées selon le cas. Concernant ta question sur l’encryptage, c’est pas clair…

  7. 6 juillet 2010 at 18 h 51 min

    Parenthèse: Je me permet une suggestion à tous ceux qui s’intéressent aux débats sur la culture et la propriété intellectuelle:

    RIP! A remix manifesto
    http://ripremix.com

    vous devriez pouvoir trouver ca dans un club vidéo près de chez vous, sinon, c’est open source et cela vous laisse également le droit de le propager comme bon vous semble!

    • 6 juillet 2010 at 20 h 02 min

      pour telecharger le torrent:
      http://touti.ca/ripremixmanifesto
      Ne vous inquietez pas, aucune lettre de votre ISP sera envoyée pour le téléchargement de ce film, et encore plus certainement, aucune plainte de Rip manifesto non plus, ils encouragent sa distribution

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *