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Internet et accès à la musique – Ou comment éviter le guerre civile?

Ce soir, le 11 avril 2011, j’anime un panel organisé par Alliance numérique qui porte sur l’accès à la musique en-ligne. Jusqu’ici rien de bien nouveau direz-vous. Mais puisque nos industries québécoise et canadienne des contenus et des technologies ont eu peu d’occasions de se concerter et ont porté peu d’initiatives conjointes innovantes, il est toujours important de relancer le débat.

Or ce soir, le débat sera de haut niveau. Nous nous réjouissons déjà de la présence d’invités extrêmement engagés sur ces questions, aux vues et approches très complémentaires. La question que nous posons est celle du financement des nouvelles œuvres et de la rémunération des contenus existants dans un contexte d’accès à la musique complètement revu et transformé. Depuis quelques années déjà, nous constatons la chute des ventes de CD et la transformation des habitudes des consommateurs, mais que proposons-nous comme expérience nouvelle au public québécois en-ligne? Comment l’industrie envisage-t-elle développer de nouvelles expériences et d’y associer des flux financiers respectueux des environnements numériques et du public?

La SOCAN a développé de nombreuses licences associées aux usages fait de la musique en-ligne, son chef de la direction Éric Baptiste, viendra nous en expliquer les contours. À titre de directrice de la SOPROQ et directrice-adjointe de l’ADISQ, Lyette Bouchard siège au conseil de Ré:Sonne, société qui redistribue les sommes tirées du droit voisin des interprètes et producteurs, elle est aussi active dans le dossier d’extension du régime de copie privée sur les appareils d’écoute de musique. Quant à elle, Jane McGarrigle est administratrice de l’Association des auteurs-compositeurs canadiens qui fait la promotion d’une approche de licence globale qui rendrait légal le partage de la musique entre particuliers. Enfin, Anthony Hémond est spécialiste des télécommunications à l’Union des consommateurs et est très concerné par les modèles économiques de connectivité et d’accès proposés au grand public.

La circulation des contenus numériques et l’accès à la culture en-ligne sont des enjeux collectifs, des enjeux de société et des enjeux économiques. En comprend-t-on suffisamment les impacts et avons-nous pris les moyens pour en bénéficier des richesses? Au moment où la SODEC et le gouvernement québécois se penchent sur les modalités d’un virage numérique de la culture, que sommes-nous prêts à mettre en œuvre? L’heure n’est plus aux positions rangées, mais à la collaboration des industries culturelles, des technologies, des institutions et du public dans la recherche d’un futur prospère pour notre culture identitaire.

En langage savant, on parle de structurer l’offre technologique de la culture, de co-créer un cadre qui soit respectueux de tous les acteurs de la société civile, de le faire en prenant en compte les lois des réseaux informatiques qui sont par nature inter-connectés, distribués, ouverts, internationaux et qui doivent demeurer interopérables. On se comprend?

Soyez des nôtres aux Katacombes dès 17h.

Vous pourrez aussi suivre ce débat en-ligne au http://www.iconoclaste.ca/icopanel/

Jean-Robert Bisaillon

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